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Exposition
permanente
Langensoultzbach
et sa région se sont fortement développées au
temps de la Gaule romaine. A la population autochtone se mêlent
des immigrés en provenance du Midi de la Gaule, de la Vallée
du Rhône et plus particulièrement de Lugdunum (Lyon).
Langensoultzbach possède son fanum (temple
gallo-romain) dédié à Mercure. Abandonnés
au moment de la christiannisation du territoire, des stèles
et autres vestiges en provenance du sanctuaire trouvent leur place
dans le choeur et la nef de l'église paroissiale.
C'est là que Jean-Daniel SCHOEPFLIN "historiographe du
roy de France Louis XV" les découvre. Il décrivit
un Mercure et une association Mercure-Rosermerta dans son fameux ouvrage
Alsatia Illustrata édité en 1751.
Au lendemain de la démolition de l'église
en 1844, on trouve "un autel à quatre Dieux
au haut du mur de clôture du cimetière et les bas-reliefs
scellés dans le mur au-dessus de l'autel" selon le Dictionnaire
topographique historique et statistique du Haut et du Bas-Rhin publié
en 1865. A cette occasion l'auteur regrette la disparition d'une Vénus
qui était "ce qu'il y avait de plus parfait".
Cinq stèles sont ensuite encastrées
dans le mur de soutènement en contrebas de l'église.
Intempéries et salpêtre les menacent et, en 1986, elles
vont être mises à l'abri.
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"Dieux, déesses et sanctuaires
des Vosges du Nord"
Ouvert tous les dimanches et jours fériés
du 1er juin au 30 septembre
de 14h30 à 17h30
Visites guidées pour groupes, toute l'année
sur réservation au 03 88 09 31 01
organisées par l'Association de
Sauvegarde du Patrimoine de Langensoultzbach
Cette exposition fait partie du réseau des
musées du Parc
Naturel Régional des Vosges du Nord (menu "Visiter",
rubrique "Les sites", puis "Musées")
Visites guidées en 2008
(carnet du Parc) :
8 avril et 14 Juillet à 15 h devant l'entrée de la chapelle attenante à
l'église
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Recherchant des équivalences de fonctions, les gaulois assimilent
des dieux gaulois à des divinités romaines. Mercure est
le plus honoré.

Les trouvailles archéologiques ont été répertoriées
sur une carte, ce qui permet de se rendre compte de l'importance des
cultes pratiqués dans les Vosges du Nord.
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L'ancienne chapelle catholique, restaurée et aménagée,
accueille désormais ces stèles traitées (déminéralisation)
et restaurées, ainsi que la base de la colonne de Jupiter.
A ces vestiges, tous classés Monuments Historiques
en 1979, s'ajoutent des vues d'éléments archéologiques
découverts à Langensoultzbach et conservés au Musée
Archéologique de Strasbourg.
Ensemble, ces témoins font partie de la présente
exposition permanente de Langensoultzbach destinée à évoquer
une période lointaine, où cohabitaient dans notre région
et dans la pax romana, Dieux et Déesses...
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Dans une gaule romaine qui
ne nous a laissé aucun texte concernant la vie et les croyances
des hommes, c'est aux formes "jaillies des amours profondes
de la matière et de l'intelligence" que nous devons
le secret du passé.
Elie Faure |
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Bas-relief
représentant Mercure portant sur sa tête le pétase
(chapeau à larges bords ornés d'ailes), autour du cou
un torque (collier), sur une épaule un mantelet, dans un bras
une bourse et dans une main un caducée (baguette surmontée
de deux ailerons et autour de laquelle s'enroulent deux serpents).
Mercure, le dieu le plus représenté en Gaule, est
chaussé de sandales ailées.
Il porte la bourse de la main droite, la main gauche s'appuie
sur un caducée.
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Représentation
d'un dieu, peut-être celui des enfers, Eribante.
Il tient un sceptre. Sur sa tête, il porte une couronne.
Maquette de maison gauloise (ferme du 2e siècle),
évocation d’une partie du site archéologique du
Wasserwald où les visiteurs peuvent découvrir les soubassements
de fermes et enclos de l'époque (au-dessus de Stambach - Saverne),
avec la colonne de Jupiter
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 Chaudron
de Gundestrup :
Des figures présentent à l’extérieur des bustes
de Dieux et Déesses, à l’intérieur des scènes
dans lesquelles Dieux et Déesses ont le rôle principal. Certains
y voient Cernunnos, Taranis ou encore Teutatès.
Le chaudron est exécuté en vermeil repoussé et les
motifs traduisent une culture celtique, spécifiquement gauloise.
Chaudron fabriqué sans doute dans le Nord de la Gaule, peut-être
dans un des centres religieux, au Ie siècle avant J.C. (Musée
National de Copenhague) |
Tribans
:
Figuration d’un dieu masculin barbu debout dans une niche, de
face, coiffé d’une couronne à 3 pointes. Il porte
une tunique et un manteau agrafé du côté droit.
Dans sa main, le Dieu porte une hampe pouvant se terminer par un fer
de lance. A sa gauche, il y avait un objet difficilement identifiable
qui pourrait avoir été un arc ou un bouclier.
Ce dieu Tribanti, comme l'annonce l'inscription déchiffrée
avec peine, pourrait être une figuration originale de Mars.
Cette stèle est unique en Gaule.
Bas-relief
représentant le couple de divinités Mercure
et Rosermerta (ou Maia), debout, de face, dans une niche
rectangulaire. Mercure est coiffé du pétase. Il porte
un manteau sur l’épaule et le bras gauche. Maia est vêtue
d’une tunique et d’un manteau. Chacun tient une bourse
bien remplie et un caducée, attributs principaux de Mercure
en tant que Dieu du commerce et de la richesse.
Maia est une très ancienne déesse celtique appelée
Rosemerta de l’autre côté des Vosges, chez les
Médiomatriques, les Trévires et les Lingons. Nommée
Maia en Alsace et au Palatinat, elle est aussi une divinité
de la mythologie grecque.
Elle est souvent représentée avec une patère
(coupe), une corne d'abondance ou une corbeille de fruits.
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La
stèle des 4 dieux :
Le bloc constituait le soubassement d'une colonne présentant
à son sommet le dieu Jupiter en cavalier brandissant la foudre
pour la jetter sur la terre afin de la fructifier, et foulant aux pieds
de son cheval un géant anguipède.
Sur la base de la colonne, on identifie : Junon, Hercule, Mercure et
Minerve.
Le monument complet est évoqué par une belle reconstitution
en éléments métalliques.
Dans les Vosges du Nord, les "colonnes de Jupiter"
constituent, avec les stèles de Mercure, les principaux monuments
religieux.
Ces monuments sont en général placés aux carrefours
routiers importants et près des sanctuaires.
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Hercule
Dieu barbu, une peau de lion sur l’épaule gauche, il
s’appuyait probablement de la main droite sur une masse. |
Mercure
Le Dieu est coiffé du pétase ailé, un manteau
sur l’épaule gauche. De la main droite, il tient une
bourse et de l’autre main un caducée. |
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Junon
La déesse est debout, drapée et voilée. Elle
sacrifie de la main droite sur un autel dont il ne reste que des
traces. Sur l’épaule gauche, on distingue un paon. |
Minerve
La Déesse est casquée et drapée. De la main
droite, elle tient une lance, de l’autre main, un bouclier.
A la hauteur de son épaule gauche, on devine une chouette. |
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Vosegus,
dieu forestier et chasseur :
Vosegus est dans l'antiquité à la fois le nom des Vosges
est celui du dieu tutélaire de ce massif.
Ici le Dieu est vêtu d’une tunique et d’un manteau agrafé
sur l’épaule droite. Il est chaussé de bottines.
Sur
son bras gauche, il porte un marcassin qui pourrait représenter
le jeune dieu celtique Teutatès ; une association relevant d’un
mythe de conciliation instauré par le clergé gaulois. Le
Dieu porte en bandoulière un arc et un carquois. A ses pieds, à
droite, on devine un chien à l’instar de Silvanus. Il est
accompagné d’un petit autel. |
Inscription
funéraire de la fin du IIe siècle :
« A, Attius Silvinus surnomé Eglectus et à Attiola
son épouse et à Silvestre son fils qui vécut 16 ans
et à Léa sa bru, au défunt Lanus, leur petit-fils
Silvinus Victor pour lui-même et les siens (a fait ce monument).
»
Silvinus Victor était probablement un officier des légions
romaines. |