| |||
|
|
|
PORTRAIT Autodidacte - née il y a 38 ans à Haguenau et vit actuellement au Luxembourg. " Mes collages sont faits de l’observation des tableaux, travaux ou photos des autres. Le chemin que je trace à partir du travail des autres pour en faire quelque chose de différent est le chemin qui fait que l’art naît de l’art. Les sujets me viennent à l’esprit selon ma disposition et mon humeur – je pense en terme de structures (couleurs, formes) et de genres. "
Ses sources d’inspiration sont à la fois le suprématisme de Krasimir Malevitch et sa recherche de la couleur suprême, l’expressionnisme abstrait de Mark Rotko avec ses rectangles imprécis et diffus de couleurs lumineuses, l’Action Painting de Jakson Pollock avec ses traits de peinture qui couvrent la toile sans construction centrée, le néo-expressionnisme de Manolo Valdès dont la reproduction de « Work in Progress » est affichée au-dessus de son plan de travail et enfin les grandes œuvres sur papier du canadien Jean Paul Riopelle.
Elle se dit peu douée pour le tracé de crayon académique mais très attirée par la couleur, leur mélange et leur assemblage et elle a une passion presque charnelle pour tous les papiers, qu’elle aime accumuler pour les toucher, les découper et en réaliser des collages.
" Petite, je découpais des catalogues de vente par correspondance pour me créer des univers. Je me construisais ma maison idéale avec ses meubles et les fleurs de son jardin. Je crois que beaucoup d’enfants font cela. Maintenant c’est une approche d’idéal de couleurs et de formes qui m’intéresse. J'utilise les pages des magazines que je trie par teintes et que j'assemble. Petit à petit l'œuvre prend forme tel un puzzle. " Le collage nécessite une grande rigueur dans le choix des matériaux, ciseaux, colle, supports et suppose d’avoir de la patience ainsi qu’une véritable motivation pour réaliser des assemblages minutieux.
Ce titre s’est imposé dans l’histoire personnelle
de l’artiste : changer de regard et changer de destinée.
Le choix du terme « fixé » est important parce que dans la technique du collage, le papier est attaché, fixé. Il vient en opposition à l’œil de l’individu qui va, lui, aller librement et sans retenue. " La durée ne m’intéresse pas, seul le changement permet l’intensité." Souvent on assimile le changement à l’instabilité. Mais la couleur ne possède pas toute sa force dans la durée, elle apparaît soudainement à l’œil, dans l’instant où celui-ci la fixe mais elle est infiniment changeante dans le temps. |
| haut de page | |||
|
|
|||